Mes emplettes à Pôle emploi

Publié le par Tite zoreille

Dans ma quête d’infos, je moissonne à droite à gauche. J’ai besoin d’en savoir plus sur mes droits éventuels aux allocations avant de donner ma démission (logique, non ?). Mais impossible d’obtenir un rdv à Pôle emploi sans être inscrit comme demandeur (!). Qu’à cela ne tienne, je me présente à l’ouverture de l’agence, armée de patience et de la curiosité intriguée du voyageur pour des usages qu’il ne comprend pas.

Je n’avais pas poussé la porte d’une antenne Anpe (ben oui, c’était comme ça qu’on disait, “avant”…) depuis au moins 10 ans. Entre temps : fusion, réorganisation, nouveau design, nouveau logo (mais pourquoi le “e” déborde-t-il de l’œuf en une excroissance sanguinolente ?), nouveaux locaux, ont changé le paysage des plaines arides où errent les sans-emplois.

Ce qui me saute aux yeux : le cadre épuré, débarrassé de ses inesthétiques annonces papier. Le mobilier, coloré, aux angles arrondis. On dirait la crèche de ma fille ! Si j’étais mal intentionnée, j’extrapolerais des considérations du genre : il ne faudrait pas que le chômeur, ce petit enfant de la société, cet assisté, se fasse mal aux yeux ou au cœur en venant pointer. Il ne faudrait pas lui renvoyer l’image d’une société agressive, anguleuse, compétitive. Les rangées de sièges sont savamment disposées, façon hall de gare ou terminus d’aéroport, de sorte que les “candidats” ne se regardent pas en face. Des portes de bureaux bleues, alignées, en guise de portes d’embarquement. Décollage immédiat. Pour des années de perturbations administratives, des trous d’air dans ton CV, des attentes interminables, des contrôles de papiers et des fouilles à l’âme.

En attendant, j’ai eu mes infos. Et avant d’y passer des heures, dans la queue (déjà longue) des chômeurs réunionnais, j’ai fais mes emplettes à Pôle emploi.

Mes emplettes à Pôle emploi
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