Une île multiconfessionnelle

Publié le par Tite zoreille

Ce qui frappe de prime abord dans les rues de Saint-Denis, c’est l’imbrication des cultures et des religions. La mosquée voisine avec le temple hindou. La cathédrale avec les deux temples chinois. À 18 heures, l’appel du muezzin emplit mélodieusement les rues. Le dimanche, les églises font le plein de fidèles. Au marché, les boubous, les saris, les djellabas valsent entre les étals. Dans le calendrier, les festivités s’enchaînent, comme en témoignent les quelques encarts ci-dessous découpés dans la presse locale. Fête de l’Eid, Dipavali (fête indienne de la lumière), nouvel an chinois, pèlerinages chrétiens, font partie du quotidien des insulaires, sans que personne ne s’en offusque.

Une île multiconfessionnelle
Une île multiconfessionnelle

La Réunion, ce sont des temples hindous au milieu des champs de cannes à sucre ou des centres commerciaux. Une église chinoise évangélique. Des autels dédiés à Saint-Expedit, un légionnaire romain revisité (aujourd’hui évoqué pour régler des comptes ou des affaires “urgentes”), qu'on trouve jusqu’au fond des grottes. Des Tamouls qui n’ont jamais vu l’Inde. Des Cantonnais prénommés François. Des "métros" qui ne savent plus trop en quoi ils croient. Des femmes voilées et d’autres en débardeur très échancré. Des religions “officielles” et d’autres moins. Des offrandes au coin des rues. Une vierge au parasol. Et des bateaux bénis avant de prendre la mer.

Saint-Expedit dans un tunnel de lave.

Saint-Expedit dans un tunnel de lave.

Bref, vous l’aurez compris, et c’est plutôt inédit quand on arrive de métropole. La Réunion, c’est une marmite où mijotent paisiblement les religions et philosophies du monde. Un laboratoire du vivre ensemble de 2500 km2, qui aurait de quoi inspirer plus d’un pays.

La vierge au parasol.

La vierge au parasol.

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