J'ai testé pour vous : le canyoning

Publié le par Tite zoreille

Pour faire du canyoning, il faut : un canyon (entendez des gorges creusées par le cheminement d’une rivière), une combinaison de sports nautiques, des chaussures de marche, un baudrier d’escalade, un casque de chantier, et un solide petit-déjeuner. Avec tout ça, nous voilà armés pour affronter des dégringolades de rochers. Un chaos minéral où l’on vient s’assurer, si besoin était, que la roche est plus dure que nos tibias, que nos genoux, et que nos paumes ouvertes pour amortir les chutes.
L’activité, prisée des casse-cous, est souvent confondue avec le rafting (son cousin sur embarcation pneumatique) et la rando aquatique (la même chose, sans les baudriers). Dans tous les cas : ça secoue !

J'ai testé pour vous : le canyoning
J'ai testé pour vous : le canyoning

Accompagné d’un guide du genre dresseur intrépide de ravines (un mixe entre parapente-man et le plongeur fou), nous voilà partis pour plusieurs heures de rappel dans les cascades, sauts dans des vasques plus ou moins limpides, toboggans dans les glissières dessinées par le cheminement millénaire de l’eau, randonnée sur des cailloux glissants, tyroliennes vertigineuses installées en 5 minutes entre deux gouffres, et nage dans la rivière.
La beauté des torrents vus de l’intérieur a son prix : l’activité, plutôt physique, est une grande consommatrice de calories à l’heure. Elle exige une bonne dose de prudence. Et un zeste de cran, pour certains sauts dans le vide (aucun obstacle n’étant absolument obligatoire mais, dans un souci d’économie de temps, et de cohésion de groupe, votre guide vous encouragera toujours à sauter…).

J'ai testé pour vous : le canyoning
J'ai testé pour vous : le canyoning

Il faut voir le guide à l’œuvre, qui tisse avec la dextérité d’une araignée des lignes de vie éphémères, des passerelles au-dessus d’un gouffre, des tyroliennes plongeant dans un bassin 35 mètres plus bas.
Au final, c’est assez « wahou » comme expérience. On en revient avec quelques bleus et piqûres de moustiques (qui s’acharnent sur le moindre centimètre carré de peau dépassant de la combi), mais avec le plein de souvenirs aquatiques. De grandes aventures dans les replis de la terre et les veines d’eau dessinées par les siècles. L’impression d’avoir joué, quelques heures durant, les Indiana Jones des torrents.

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Anh de Brest 06/01/2015 17:47

La combinaison rose te va à ravir! une vraie tête brûlée Karine!