South Africa, la nation arc-en-ciel

Publié le par Tite zoreille

Cape Town, mégalopole de plus de 3 millions d'habitants.
Cape Town, mégalopole de plus de 3 millions d'habitants.
Cape Town, mégalopole de plus de 3 millions d'habitants.
Cape Town, mégalopole de plus de 3 millions d'habitants.

Cape Town, mégalopole de plus de 3 millions d'habitants.

Ici chacun vit barricadé derrière ses barbelés, ses grilles, ses clôtures électriques. Cape Town, 3,2 millions d’habitants coincés entre une montagne en forme de table et un océan peuplé de squales, qui font l’attraction. Une ville de contrastes frappants : un cœur de buildings d’affaires et de jolis musées, entouré de quartiers résidentiels avec patrouilles de sécurité. Mais sitôt sorti des grandes artères, les townships s’étalent tristement, patchworks de tôles agglutinées sur un sol poussiéreux. Bienvenue en Afrique du Sud.

Ambiance dans les rues de Cape Town.
Ambiance dans les rues de Cape Town.
Ambiance dans les rues de Cape Town.

Ambiance dans les rues de Cape Town.

Les séquelles de l’apartheid, cette sinistre politique de séparation des peuples selon leur couleur de peau, sont encore bien visibles, et les populations ne se mélangent guère. Une visite à Robben Island, l’île pénitencier où Mandela passa 27 années, permet de mesurer le chemin parcouru. Les premières élections démocratiques n’ont eu lieu qu’en 1994. La marche est longue, encore, pour que s’épanouisse le destin commun de la nation arc-en-ciel dont rêva Madiba.

Les stigmates de l'apartheid (ici musée du District Six, 60 000 personnes déplacées dans les années 1970)
Les stigmates de l'apartheid (ici musée du District Six, 60 000 personnes déplacées dans les années 1970)

Les stigmates de l'apartheid (ici musée du District Six, 60 000 personnes déplacées dans les années 1970)

Le drapeau sud-africain dit bien la diversité des peuples qui se rencontrèrent, parfois bien malgré eux, sur ce coin de terre.
On y trouve le noir, le vert et le jaune, des mouvements africains, le bleu, le rouge et le blanc des républiques boers (paysans néerlandais, aujourd’hui dits afrikaners). C’est encore le bleu du ciel ou des fleuves, le vert de la terre, le blanc des européens, le noir des africains, le jaune pour l’or et les métaux, le rouge pour le sang versé. Le tout, de part et d’autre d’un Y qui invite au rassemblement.
Jamais drapeau n’a été si coloré, et nation si endeuillée et prometteuse à la fois.

South Africa, la nation arc-en-ciel

La vie quotidienne montre encore les strates de populations qui se sont empilées ici. De la colonisation anglaise, on garde la conduite à gauche, et un goût immodéré pour le cheddar et les jelly. De l’arrivée des Huguenots français, une route des vins semée de domaines aux noms de châteaux et aux cépages voyageurs. La terre, généreuse, donne des rouges doux, gorgés de soleil et de lumière, envoutants. L’empreinte des colons néerlandais - qui, a l’origine, n'avaient implanté qu'un comptoir au cap, halte pour les navires sur la route de la lointaine Asie – est aujourd'hui lisible dans toute l'architecture des villes et des villages.

Hors des villes, une nature magestueuse.
Hors des villes, une nature magestueuse.
Hors des villes, une nature magestueuse.

Hors des villes, une nature magestueuse.

Sorti des mégalopoles, s’ébattent tous les animaux dont vous avez rêvé enfant : éléphant, lion, léopard, rhinocéros et buffle (les “Big five”, qui font la fierté du pays), mais aussi girafe, hippopotame (méfiez-vous de son aspect “pépère”. Ce pachyderme qui peut peser jusque 3 tonnes et porter des canines d’1 mètre de long, est responsable de la majorité des accidents mortels...), zèbre, babouin, ou encore springbok, cette gracieuse gazelle qui ont donné son nom à l’équipe nationale de rugby.

South Africa, la nation arc-en-ciel
South Africa, la nation arc-en-ciel
South Africa, la nation arc-en-ciel
South Africa, la nation arc-en-ciel
South Africa, la nation arc-en-ciel
South Africa, la nation arc-en-ciel
South Africa, la nation arc-en-ciel

La mer, rafraichie par un courant glacial, offre des ilots propices aux otaries et des plages bien-aimées des manchots. Les touristes les plus courageux (ou les plus inconscients) iront taquiner le grand blanc, requin mythique des films d’horreur de notre pré-adolescence. Les autres se contenteront de déguster un fish and chips.

Le fish and chips revisité : homard et crevettes.

Le fish and chips revisité : homard et crevettes.

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